RUBRIQUE : Société

Samedi 05/04/2008
Auteur : Paul Lauener

RUBRIQUE  Société

0 commentaires

Bienvenue à la préfecture de Bobigny

L'accueil du service des étrangers de la préfecture de Bobigny a toujours été considéré comme catastrophique. Selon l’administration, il aurait été amélioré ces derniers mois. Reportage sur place de Iris Hartl et Paul Lauener. Vidéo en +

« La Direction des Etrangers est heureuse de vous accueillir ». Cette jolie phrase en multicolore défile sans cesse devant les yeux des 300 personnes qui attendent dans le hall d’entrée. Heureuse de les accueillir, peut-être, mais aujourd’hui, rien ne bouge à la préfecture de Bobigny. Depuis deux heures, une grande panne informatique empêche la réception des demandeurs. Il est presque midi et bien sûr, les personnels chargés de l’accueil vont aller déjeuner. Une maman malienne a peur de ne pas être reçue. Elle a encore 150 personnes devant elle et son rendez-vous était à 9 heures. Ses deux enfants pleurnichent.

Lire la suite...

 -- Cliquez pour voir l'image en entier Vendredi 04/04/2008
Auteur : Elisa Mignot

RUBRIQUE  Société

0 commentaires

A l’école des «employés de maison» des quartiers chics

Reportage dans un cours d'alphabétisation des quartiers chics où des dizaines de femmes viennent apprendre le Français, sésame pour l'obtention des papiers.

« Quoi, il y a des cours d’alphabétisation dans ce quartier ? mais pour qui ? » C’est la première réaction qu’ont eue les gens à qui j’ai dit que j’allais assister à un cours d’alphabétisation pour les étrangers dans les beaux quartiers de Paris. Il est 20h15, les élèves arrivent et attendent patiemment devant la porte dérobée à côté du temple protestant qui organise ces cours.  « Bonsoir, bonsoir ». Je me mêle au petit groupe où l’on parle espagnol, polonais, arabe et philippin. La porte s’ouvre, la petite troupe bavarde mais disciplinée trottine jusqu’aux deux salles où ont lieu les cours. A peine rentré, tout ce petit monde déplace les tables et organise la salle selon un plan qu’ils ont manifestement bien en tête. Il y a une écrasante majorité de femmes. Et parmi elles, de Philippines. Jacques, qui organise le cours, confirme : « Elles sont près de 60% des élèves ».

Lire la suite...

 -- Cliquez pour voir l'image en entier Vendredi 01/02/2008
Auteur : Raphaelle Thomas

RUBRIQUE  Société

0 commentaires

Roms : « ce sont des gens qui se sont toujours débrouillés sans l’école »

Depuis le début de l’année scolaire, l’école élémentaire Victor Hugo de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) accueille 14 enfants Roms. Céline Tran, institutrice en CLIN, une classe permettant l'intégration des enfants non francophones, travaille avec six d’entre eux. Elle raconte.

Mots-clés :

Quand elle a mis les pieds pour la première fois dans l’un des camps qui font face à l’usine d’incinération de Saint-Ouen, il y a maintenant un an et demi, le moins que l’on puisse dire c’est que Céline Tran a été surprise. « J’en avais entendu parler sans vraiment savoir dans quelles conditions vivaient ces gens-là ». A l’époque, peu de familles Roms occupaient l’immeuble EDF désaffecté, aujourd’hui entouré de dizaines de barakas faites de tôles et de matériaux en tout genre. « Aucun des enfants n’allait à l’école. Je croyais que le plus gros obstacle à leur scolarisation serait les parents. Je m’étais trompée. » Et pour cause, le plus difficile a été de les inscrire auprès de la municipalité de Saint-Ouen. Ça a été la croix et la bannière. Un vrai parcours du combattant.

Lire la suite...

Mardi 25/12/2007
Auteur : Kelly Pujar

RUBRIQUE  Société

0 commentaires

« Même quand on est en règle, il y a toujours une suspicion »

Etre un couple « mixte » en France, une banalité? Pas si sûr si l'on en croit l'expérience d'Emeline et Bob. Elle est française, il est kenyan. Le couple s'est formé à Nairobi il y a deux ans. De retour en France, ils se sont mariés en mai. Ils pourraient mener une vie paisible si, ballotés d'administration en administration, ils ne galéraient pas dans leur quotidien. La raison: Bob est titulaire d'une carte de séjour temporaire pour un an. Aujourd'hui, ils tentent de retrouver, enfin, une vie normale.

Gare de Lyon il y a quelques semaines. Emeline et Bob s'apprêtent à embarquer à bord du train. Destination: la Haute-Savoie. Soudain, des policiers les interpellent. C'est un contrôle d'identité. « Toute la gare avait les yeux braqués sur nous », raconte Emeline. La jeune femme ne s'étonne même plus du zèle des hommes en uniforme. Elle prévient Bob: « c'est pour nous, sors tes papiers ». Les policiers les encerclent. Ils sont cinq. S'en suit un dialogue saisissant. « Vos papiers s'il vous plaît? » demande l'un des hommes. Bob présente sa carte de séjour valide. Emeline n'obtempère pas tout de suite. Une attitude qui agace très vite. « Contrôle d'identité pour tout le monde! », vocifère le policier. Fouille du sac d'Emeline. L'agent de police n'a pas l'air d'apprécier le livre qui se trouve à l'intérieur. Le titre: Insoumise d' Ayaan Hirsi Ali.

Lire la suite...

 -- Cliquez pour voir l'image en entier Jeudi 08/11/2007
Auteur : Kelly Pujar

RUBRIQUE  Société

0 commentaires

La diversité : nouvelle conquête des entreprises françaises ?

Novembre 2005 : les banlieues s’embrasent. Au delà des voitures brûlées, c’est le déclic. Un malaise est mis en lumière. Taux de chômage parfois supérieur à 40%, peu d’implantation d’entreprises. La jeunesse des quartiers de la périphérie parisienne semble ignorée des sociétés. Un paradoxe quand des secteurs entiers manquent de main d’œuvre. Des initiatives pour l’emploi ont été lancées depuis. Etat des lieux.

Ils s’appellent Saïd Hammouche ou Claude Bébéar. Ils sont chefs d’entreprise ou membres d’associations. Leur point commun : œuvrer pour le développement de la diversité dans le tissu économique. Ils n’ont pas attendu la crise des banlieues pour agir et sont souvent partis d’un constat simple.  « La diversité est une chance mais aussi une obligation  pour les entreprises françaises qui ont du mal à recruter. Près de 500 000 postes sont à pourvoir dans certains secteurs d’activité», constate Patricia Charrier, la responsable du pôle « entreprises et quartiers » à l’IMS- Entreprendre pour la cité. Cette association, créée en 1986 par Claude Bébéar, fédère plus de 130 entreprises. Elle s’emploie à soutenir la création de projets dans les zones urbaines sensibles (ZUS). « Nous créons des partenariats avec les missions locales et tous les acteurs de terrain pour briser le plafond de verre qui freine le recrutement de jeunes, diplômés ou non. Nous ne tenons pas un discours misérabiliste mais cherchons une réelle adéquation entre les projets et les talents des cités », précise-t-elle.

Lire la suite...